Développement des clusters dans la région sud de la méditerranée

 

Développement des clusters « Bijoux de Batna » et « Dinanderie de Constantine » dans le cadre du projet régional de l’ONUDI «Développement de Clusters dans les Industries Culturelles et Créatives de la Région Sud de la Méditerranée », financé par l’Union Européenne et la Coopération Italienne et chapoté par le ministére de l’industrie et des mines.

1 -Approche méthodologique du projet

L’approche du projet est unique puisqu’elle cherche à introduire le concept des clusters – une méthodologie éprouvée pour accroître la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) au sein d’une chaine de valeur donnée – dans les industries culturelles et créatives (ICC); cela pourrait représenter une très grande opportunité pour le développement industriel inclusif et durable, ainsi que pour la création d’emplois dans les pays du Sud de la Méditerranée.

2-Objectifs généraux du projet

Le projet cherche à démontrer que les clusters dans les industries culturelles et créatives peuvent contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois.

  • Dans chaque pays, deux initiatives pilotes prometteuses bénéficieront d’activités de renforcement de leurs capacités, de modernisation et d’expansion, en particulier dans le développement de nouveaux produits et services. En Algérie, la sélection s’est portée sur le Cluster Bijoux dans la région de Batna et celui de la Dinanderie dans la région de Constantine.
  • Le projet soumettra des plans de réplication de ses activités aux gouvernements nationaux, et va créer des liens avec des institutions financières et d’autres partenaires au développement
  • Renforcement des capacités institutionnelles pour partager le savoir et accroitre l’expertise nationale et internationale liée aux ICC et au développement des clusters

3- Mise en œuvre du projet

Les opérations pour le développement des deux clusters ont été entamées en mars 2015 avec les partenaires des deux clusters,

                Les activités seront menées aussi bien au niveau régional que national, sans allocation budgétaire spécifique pour chaque cluster. En outre, une attention particulière sera accordée à l’établissement de liens d’affaires entre les institutions d’appui aux clusters de la Méditerranée du Sud et de l‘Union européenne ainsi qu’entre les acheteurs internationaux (détaillants et fabricants) et les fournisseurs locaux, et ce pour accroître un approvisionnement durable. Les liens entre les clusters de la région Sud de la Méditerranée seront également promus.

Par ailleurs, la communication, partie intégrante du projet, visera à disséminer la démarche à un grand nombre d'acteurs clés. Les efforts du projet seront renforcés par une stratégie compréhensive, qui informera, promouvra et sensibilisera, tout en assurant un soutien efficace pour les clusters sélectionnés dans leurs activités d’accès au marché.

4-Les deux clusters pilotes en Algérie

La sélection pour bénéficier de l’assistance de l’ONUDI, effectuée par le comité national de pilotage du projet, co-présidé par l’ONUDI et le Ministère de l’Industrie et des Mines, au mois de novembre 2014 a permis de retenir deux clusters pilotes en Algérie, tous présentés par les Chambres d’Artisanat et des Métiers (CAM):

  • Le Cluster Bijoux de Batna
  • Le Cluster Dinanderie de Constantine

Objectifs spécifiques pour les deux clusters pilotes :

Après une cartographie initiale des clusters et des chaînes de valeur des industries culturelles et créatives (ICC) en Algérie et à la suite d’un processus de sélection transparent à travers un «appel à manifestation d’intérêt», le projet vise à fournir une assistance technique aux clusters sélectionnés:

  • Les clusters sélectionnés seront renforcés par la mise en œuvre de la méthodologie des clusters et des liens d‘affaires de l’ONUDI et par l’application de la stratégie ICC de l’organisation dans les entreprises faisant parties des clusters.
  • Les clusters sélectionnés bénéficieront d’une assistance multidimensionnelle pour les activités d’accès au marché, aussi grâce à des partenariats avec des entités publiques et privées.

Phase du diagnostic, de la création d’une vision commune et de développement d’un plan d’actions pour chaque cluster pilote:

Les prochaines étapes du projet comprennent pour l'année à venir une analyse des chaînes de valeurs et une analyse du marché international pour assurer le développement de ces deux cas pilotes en Algérie. L’analyse permettra :

  • D'établir un diagnostic cluster qui sera présenté lors de la première réunion de chaque cluster pilote.
  • D'identifier des options stratégiques pour les entreprises et les artisans de chaque cluster pilote
  • D'élaborer un plan d’actions par cluster pilote qui sera mis en œuvre à travers un processus participatif entre tous les intervenants des clusters tels que les entreprises, les institutions d’appui, les instituts de financement, les centres de formations, et les universités.
  • D'élaborer une analyse du design et de la qualité des produits et la mise à niveau et le perfectionnement des techniques de production.

Guide fiscale de l’artisan

Infrastructure d’appui à l'Artisanat

Il s’agit de la gestion et de l’animation de 81 maisons et centres de l’artisanat, rendus opérationnels progressivement depuis l’année 2010, notamment dans le domaine de l’exploitation direct des locaux professionnels de ces espaces par les artisans pour la production, la formation et l’écoulement de leurs produits.

Dans ce cadre, l’année 2017 a vu la distribution de 893 locaux au profit de 992 artisans pour l’exercice de leurs activités et la commercialisation de leurs produits, sachant que c’est une opération continue qui va s’élargir au profit d’autres professionnels.

Outre leur exploitation par les artisans dans le domaine de la production et de la commercialisation, ces infrastructures servent également à abriter des manifestions et des expositions artisanales, des journées d’études et d’information et des séminaires de Formation au profit des professionnels et porteurs de projets. 

Il est à signaler, que les crédits alloués aux chambres pour assurer la gestion et l’animation de 81 infrastructures (des maisons et centres de l’artisanat), s’élèvent en 2018 à 58.000.000 DA.

Tarif douanier pour les produits de l’artisanat traditionnel

Pour la première fois, les produits de l’artisanat traditionnel son classés dans le tarif douanier algérien. Avant, les produits artisanaux étaient classés dans les tarifs d'autres produits industriels et ne pouvaient en être distingués.

 Applicable depuis la date du 18 septembre 2016, le nouveau tarif douanier est désormais à 10 chiffres, l’ancien tarif en contenait 8 seulement.  Cette réforme a pour but d’assurer un meilleur encadrement du commerce extérieur.

Le tarif douanier, qui est une nomenclature de marchandises à laquelle correspond des codes chiffrés, était codifié à 8 chiffres mais couvrant plusieurs produits à la fois. C'est ainsi que pour des besoins de précision, l'administration douanière a opté pour l'identification de plus de produits avec davantage de codifications en passant de 8 à 10 chiffres. La nouvelle structure compte ainsi 15.946 sous-positions tarifaires avec les 10 chiffres, contre 6.126 sous-positions tarifaires avec les 8 chiffres.

Le classement des produits de l’artisanat dans la nomenclature douanière détermine les droits et taxes qu’ils devront supporter à l’arrivée (tarif douanier). Il permettra aussi d’établir avec précision les valeurs d’exportation et d’importation des produits de l’artisanat. Ce tarif permet désormais la possibilité de moduler les droits et taxes de douanes selon la nature du produit.

Le tarif actuel contient une centaine de code tarifaire des produits de l’artisanat. A titre d’exemple voici quelque tarif douanier des produits de l’artisanat :

Système de la production locale SPL